Les familles de site : le site plaquette

Malgré la très forte poussée des technologies web, soutenues par un nombre de connectés toujours grandissant, le site web reste quelque chose d'un peu mystérieux pour beaucoup. Bien sûr, on le visite, on le côtoie, on y achète, mais pour l'internaute lambda, on ne le crée que très rarement. Difficile, quand on prend contact pour la première fois avec une agence web, de savoir ce que l'on veut, ce dont on a besoin, ce qu'il est possible de réaliser, et parfois même quelles questions poser.

C'est pour aider le béotien que nous entreprenons une nouvelle série d'entrées sur ce blog, avec pour objectif de classer les sites web en plusieurs grandes familles, que nous décrirons une à une. Ce sera l'occasion, pour chacune, d'expliquer ce qu'elle peut apporter, à qui, et comment.Vous vous dites peut-être que les possibilités du web sont illimitées, qu'une telle classification en familles ne peut qu'être réductrice, et qu'on n'a pas idée de simplifier les choses à ce point là. Si vous vous dites tout ceci, alors vous en savez sans doute assez, et n'apprendrez rien de ces quelques paragraphes. Dans le cas contraire, sachez que nous allons en effet simplifier les choses, ce qui vous aidera grandement (nous l'espérons !) à y voir plus clair.

Aujourd'hui donc, commençons par :

Le site "plaquette".

Le nom de cette première famille de sites web vient de la traditionnelle plaquette papier dont on se sert à foison pour présenter entreprises et produits, et dans laquelle on glisse souvent des feuillets complémentaires. Le site plaquette en est la réplique virtuelle : on y retrouve les mêmes types de contenus, organisés en un nombre limité de pages (souvent entre 4 et 10).
Ces pages sont dites "fixes", non pas parce que vous ne pourrez jamais les modifier, mais plutôt par opposition aux pages "dynamiques", dans lesquelles seraient présentées un contenu interactif.
Le site plaquette, que d'autres nomment site vitrine, répond souvent à plusieurs des objectifs suivants :
  • être présent sur la toile. Cela peut sembler être un faux objectif, mais dans certains secteurs d'activité, si on ne trouve pas votre entreprise en tapant son nom sur Google, elle peut perdre en crédibilité.
  • donner des informations sur une société, présenter la structure, la politique, et le positionnement - comme une plaquette "corporate".
  • présenter et communiquer sur des offres, des produits, des services - comme une plaquette commerciale.
  • communiquer vers de nouvelles cibles : un site Internet a le potentiel de toucher des millions d'individus de tous profils. Les atteindre est l'art du référenceur et du publicitaire.

Quel investissement pour un site plaquette ?

Votre principal investissement pour un site web sera celui que l'on oublie le plus souvent : de la réflexion, de la stratégie, des décisions, et donc du temps. Si vous souhaitez mettre en place un tel site, vous pouvez demander au prestataire un niveau d'implication plus ou moins grand. Cependant, le budget sera fonction du travail que vous lui confierez, et il y a sûrement des décisions que vous ne souhaitez confier à personne d'autre... qu'à vous-même.
Plusieurs éléments sont nécessaires au bon déroulement des travaux. Tous doivent être de qualité professionnelle pour que le résultat final soit à la hauteur de vos espérances :
  • la stratégie de communication ; comme pour n'importe quel autre support de communication, vous aurez en premier lieu besoin de savoir ce que vous voulez dire, à qui, comment et dans quel but.
  • les textes ; vous les avez peut-être déjà, si vous avez une plaquette papier. Il faudra alors peut-être les remanier. Si vous n'en avez aucun, il faut soit les rédiger, soit donner suffisamment d'éléments au professionnel pour qu'il puisse le faire. Ecrire est un métier, ne sous-estimez pas la difficulté et l'importance de cette tâche. Faire appel à un correcteur professionnel est fortement recommandé.
  • les éléments graphiques ; vous disposez peut-être de certains : photos de produits, de sites ou de collaborateurs, logos, pourquoi pas dessins, papiers à en-tête ou même publicités. Ici aussi, ne sous-estimez pas les compétences nécessaires à leur fabrication. Votre prestataire fera appel si besoin à un photographe pour disposer de prises de vue qui seront bien au-delà du niveau "photos de vacances" (ah, vous pensiez les utiliser pour votre site ? Sauf exception, mauvaise idée).
  • la création graphique ; elle sera basée sur les éléments graphiques susmentionnées, et devra être adaptée à la fois à votre stratégie et au support de communication (c'est à dire au web). Sauf si vous disposez des compétences en interne, c'est le prestataire qui s'en chargera.
  • l'intégration HTML ; c'est la partie technique qui consiste à "fabriquer" le site web, à faire des pages liées les unes aux autres à partir des différents éléments fournis dans des formats hétérogènes. C'est ce travail, qui, bien fait, rendra votre site rapide à charger, compatible avec tous les navigateurs, accessible à tous les publics et facile à faire évoluer. C'est presque toujours la mission du prestataire.
  • l'hébergement ; lui aussi souvent fourni par le prestataire, sa qualité se mesure en taux de fiabilité et en bande passante.
Oui, il faut tout cela pour un bon site web. Votre investissement financier est donc difficilement quantifiable, car il va dépendre de vos exigences, de la part de travail que vous externalisez, et aussi... du prestataire que vous choisirez, bien sûr ! Il n'y a donc pas de budget type, et ce n'est qu'en demandant des devis que vous pourrez chiffrer précisément le projet. N'hésitez pas à le faire, car en plus de vous informer sur le coût financier de l'opération, demander un devis à un professionnel vous forcera à répondre à des questions auxquelles vous n'aviez peut-être pas pensées, et donc à mieux formaliser votre projet. Par la même occasion, vous mesurerez le sérieux de votre interlocuteur à la pertinence de ces questions.

Et ensuite ?

Une fois votre site web conçu, créé et mis en place, vous aurez d'abord la joie de le voir s'afficher sur votre navigateur, puis la fierté d'envoyer l'adresse à vos contacts.
Votre site commence maintenant à vivre. Bientôt, tout le monde se fera un plaisir de vous donner son avis sur ce qui est pratique, illisible, beau et laid. Vous aurez alors besoin de sagesse pour vous rappeler que l'objectif de votre site est de répondre à votre stratégie de communication, pas de plaire à votre beau-frère qui n'aime pas le rouge.
Et puis un jour, vous changerez d'adresse postale. Ou bien vous cesserez la vente d'un produit. Ou bien votre stratégie changera. Et ce jour-là, votre site ne sera plus à jour. Au lieu d'être un support toujours disponible et vierge de taches de cafés (à l'inverse d'une plaquette papier), il deviendra une épine dans votre pied. Au téléphone, vous devrez confesser : "ah oui mais non, vous avez vu ça sur notre site ? Il n'est pas à jour". Et comme on dit, mieux vaut pas de comm' qu'une mauvaise comm'.
Pour éviter ce piège du site obsolète, deux grandes solutions s'offrent à vous. Parlez-en à votre webmaster :
  • Un contrat de maintenance ; il s'agit de vous mettre d'accord au préalable avec votre prestataire pour qu'il assure les mises à jour que vous lui indiquerez d'exécuter. Inconvénient : vous allez devoir le contacter pour changer la moindre virgule, et vérifier ensemble chaque mise à jour. Au quotidien, la lourdeur de cette procédure vous découragera peut-être, et vous finirez par laisser sombrer votre site dans l'abîme du passé.
  • Un back-office ; c'est un espace sur votre site qui vous est réservé, et qui va vous permettre de faire des mises à jour vous-même, n'importe quand, et de n'importe où. La mise en place du back-office a un coût, que vous rentabiliserez en faisant baisser votre maintenance. Il vous faudra définir clairement avec votre prestataire quels contenus vous voulez être capable de mettre à jour (éventuellement, tous). Pour un site plaquette, il y a peu de chances que l'utilisation du back-office soit complexe. Des compétences en bureautique vous suffiront certainement pour l'utiliser. N'hésitez toutefois pas à demander une petite documentation, car dans six mois, vous serez très content de retrouver l'ordre exact des étapes.


C'est tout pour aujourd'hui, car il s'agit d'un billet de blog, pas de "La Bible du site plaquette". Ne soyez pas déçu : d'une part, vous avez peut-être appris quelques bases qui vous aideront à bien acheter un site, et d'autre part, le prochain billet de cette série vous parlera des sites de vente en ligne.

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